Archives mensuelles : février 2010

« Burqa et identité nationale ne laissent pas l’Italie indifférente »

« La France n’a pas trouvé de réponse à la question de l’identité nationale voulue par le président Sarkozy ». Il Giornale,  le quotidien italien pro Berlusconi tire ainsi les conclusions du débat sur l’identité nationale en France. Le journal de centre droit affirme que ce débat est une « défaite politique et idéologique de premier ordre » pour la patrie des droits de l’homme, peut être à cause des divergences entre « une droite nationaliste et une gauche pro immigrés ». En effet, selon Il Giornale, la gauche française accuse ses rivaux de vouloir stigmatiser la population musulmane de France. De plus, on pouvait lire également dans cet article qu’ Eric Besson avait été contraint de démentir officiellement sa supposée conversion à l’Islam, alors qu’il projetterait d’épouser sa compagne, Yasmin Tordjman, parente d’Habib Burghiba, le président de l’indépendance tunisienne. Il Giornale, dans un autre article, celui ci au sujet de la burqa, titrait « Copions la France qui dit non à la burqa ». La droite italienne souhaite imiter la droite française et est confrontée à l’opposition ainsi qu’à Gianfranco Fini, le président de la chambre des députés et membre du Peuple de la liberté (PDL), le parti de Silvio Berlusconi. Ainsi, Pour il Giornale l’Italie prend du retard au sujet de la burqa « à cause de la gauche et de Fini. »

« Idendité et Burqa,rien ne va plus »

Pour Il Foglio du 4 février, la France est « divisée » autour du débat sur l’identité nationale et l’interdiction de la burqa dans les lieux publics. Dans l’article « identité et burqa, rien ne va plus » Il Foglio fait état des divisions au sein même des partis politiques français et relate l’épisode durant lequel Eric Besson a refusé d’accorder la nationalité française à un musulman faisant porter le voile intégral à sa femme, une française.

La Repubblica du 5 fevrier dédiait un article intitulé « la candidate trotskiste voilée fait scandale en France » à propos de la candidate Ilham Moussaid représentant le NPA aux élections régionales dirigé par Olivier Besancenot. Le quotidien italien la proclame « porte drapeau de l’islamo gauchisme » français, et rappelle que ce choix a été critiqué par tous les partis politiques transalpins, gauche comprise. Au sujet du débat autour de la burqa en France, Giampietro Martinotti, le journaliste de La Repubblica souligne le problème de la question de la burqa, c’est à dire la stigmatisation de la population musulmane française à cause de seulement 2000 burqa.

« La France s’est réveillée avant nous »

« La France s’est réveillée avant nous » titrait La Padania du 28 janvier dernier. « Sarkozy nous montre comment faire » car « la burqa ne sera jamais la bienvenue en Europe » affirmait le journaliste de La Padania chiffre à l‘appui, car 71% des italiens seraient opposés au port de la burqa, selon un sondage italien. Cet article offrait aussi une tribune au ministre des affaires étrangères du gouvernement Berlusconi,  Franco Frattini qui déclarait ceci : « le fait de se voiler complètement est un signe fort qui marque la volonté de ne pas s’intégrer. »

Massimo Nava, le correspondant du Corriere della Sera à Paris, nous livrait, dans l’édition du 27 janvier, une analyse plus détaillée concernant le débat autour de la burqa en France. En effet, l’ensemble des partis politiques français et l’opinion publique sont sur la même longueur d’ondes au sujet du problème posé par la burqa (droits des femmes, éthique…), cependant le problème réside dans le fait d’établir ou non une loi l’interdisant. Les avis des responsables politiques français divergent alors concernant l’application de cette éventuelle future loi prohibant le port de la burqa dans les lieux publics. L’UMP et son président du parti à l’assemblée nationale, Jean François Copé sont pour l’application d’une telle loi. Au PS, Martine Aubry dénonce  « une loi de circonstance » contraire au principes de la constitution. Chez les Verts Cécile Duflot déclare que « la burqa la choque en tant que femme », mais avoue qu’elle ne sait pas comment résoudre le problème. Le PC, d’après  M.Nava se préoccupe surtout de ne pas rendre plus difficiles ses rapports avec l’Islam et les musulmans de France. Le FN est également opposé à une nouvelle loi car d’après JM Le Pen, « il suffirait de suivre la loi et l’ordre public déjà en place qui interdisent de circuler de manière masquée ».

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« Clearstream, quand le scandale traverse les Alpes… »

« Il est impensable qu’un procureur puisse prendre une décision si délicate sans l’accord, au moins implicite, du pouvoir politique. » Tels sont les propos du correspondant du quotidien La Repubblica à Paris, Gianpietro Martinotti, dans l’édition du 30 janvier dernier. Selon les dires du même journaliste, « il est évident que le chef de l’Etat continue d’espérer une condamnation pour Dominique de Villepin », car « ce procès a fait émerger à droite un homme capable de se mettre en travers de la route de Nicolas Sarkozy en vue de 2012 ». Selon le journal,  « Ils (Sarkozy-Villepin) se détestent de manière si forte que le président n’a pas pu résister à l’attaquer de nouveau, victime de son impulsivité »même si un second non lieu donnerait à Villepin le rôle de « martyr ».

« La France, cette république monarchisée »

Pour La Stampa du 22 septembre de l’année dernière, ce procès illustre les coups perpétués sous la ceinture entre « Chiraquisme » et  « Sarkozysme », mêlant à cela les pratiques des « barbouzes ». Selon Domenico Quirico, la France est « une république monarchisée » sous laquelle le président se constitue partie civile sans soulever « une certaine perplexité ». Il ajoute à cela qu’ « avec l’euthanasie de la gauche » De Villepin peut représenter un « anti Sarko » en vue de 2012, à la condition qu’il « sorte vivant » de ce procès…

« Villepin ou l’effet Boomerang »

Au lendemain du verdict, Massimo Nava, correspondant en France du journal « Il Corriere della Sera » annonçait le retour de Villepin dans l ‘ « arène politique » comme un effet « boomerang » pour Nicolas Sarkozy. Pour M.Nava, Villepin, dont Chirac serait « il padrino » (parrain), a réussi à se « glisser dans le costume de la victime » dans ce procès et Sarkozy enverrait bien ce spécialiste de Napoléon à « Ste Hélène » !

L’Unità nous délivre son analyse : « Sarkozy s’est trompé dans ces calculs » en faisant référence au jugement qui relance l’ex premier ministre de Jacques Chirac. Certains sondages donneraient 8 à 10% d’intentions de vote à Villepin à la prochaine présidentielle, « assez pour compromettre la réélection de Sarkozy » car  l’intervalle gaulliste serait une alternative à droite si l’on s’en remet à l’avis du journaliste de l’Unità Luca Sebastini.

Le quotidien Il Giornale, quant à lui, n’a fait que relater les principaux actes du procès sans émettre d’avis particulièrement critique.


« Marin, indépendant ou influencé? »

En France, Le Figaro relatait les dires catégoriques de Mr Badinter en ce début du mois de février. « L’appel du procureur n’a pas été pris sans l’accord, sinon l’initiative, de l’Elysée ou de la Chancellerie.» déclarait l’ancien ministre de François Mitterand. Depuis le verdict du tribunal, Le Figaro a publié plusieurs titres dont « L’UMP veut oublier Clearstream » ou encore « Villepin trouble le jeu des ambitions à droite ». En effet, selon ce quotidien, le retour de Villepin ne gênerait pas seulement le président de la République mais aussi certains acteurs de la droite comme Juppé ou MAM, les autres représentants possibles de l’alternative Gaulliste. Cependant, Bayrou et le MoDem se réjouiraient, eux, des scissions au sein de la droite.

Le Monde du 1er Fevrier se demandait « pourquoi le président s’obstine ? », faisant référence à l’appel prononcé par le procureur Martin, soupçonné d’être orchestré par la hiérarchie.

Pour sa défense, Mr Martin déclarait au micro d’ Elkabbach sur Europe1 que «tout (n’avait) pas été dit dans cette affaire » et remettait en cause la loyauté de Villepin à l’antenne, en ajoutant que la complicité par abstention existait bel et bien et qu’il était « surprenant de ne pas condamner Villepin » dans cette affaire…

Pour Eva Joly, représentante d‘Europe Ecologie cet appel se résume à une  « parfaite illustration du manque d’indépendance du parquet », pouvait on lire dans le JDD.

Alain Duhamel, dans Libération parle des « maladresses Elyséennes » qui repositionnent Villepin sur l’échiquier politique, après que « les sabres (aient été) brandis dans les deux sens ». Il parle du futur « handicap Villepin » pour Sarkozy.

« Le nouveau boulet de l’UMP »

Enfin, L’Humanité compare Dominique De Villepin à Georges Frêche dans son édition du 2 février. « Ils sont les deux boulets de l’UMP et du PS » et les deux partis politiques se les jettent réciproquement à la figure…

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« Nicolas Hulot, une des personnalités préférées des français… »

Nicolas Hulot est un personnage très populaire dans la société française à l’heure du réchauffement climatique et du développement durable. Il est même intouchable. Lorsque l’on entreprend des recherches sur le plus connu des moteurs de recherches de la toile, en tapant « Hulot », on obtient alors une multitude de résultats tous plus positifs et élogieux sur le travail de cet aventurier « éveilleur de conscience planétaire ». Le combat d’Hulot est suivi et plébiscité par une grande majorité de français, et l’on peut compter sur les doigts d’une main ses détracteurs. Il est en effet difficile de trouver de quoi alimenter un débat sur ce sujet, c’est à dire trouver dans les médias des éléments contradictoires et venant discuter cette notoriété toute acquise par le gourou de l’écologie. Le seul à soutenir une opposition réelle à Nicolas Hulot est notre ancien ministre de l’éducation nationale, Claude Allègre. Celui ci, seul opposant médiatique, s’attire les foudres des médias et des personnalités. Mr Allègre, déjà peu populaire en France depuis qu’il a projeté de « dégraisser le mammouth »,  sous le gouvernement Jospin. Aujourd’hui, en tant que scientifique reconnu (au contraire d’Hulot) il ose attaquer le grand maitre à penser de la France verte, et se retrouve alors montré du doigt comme un homme animé par l’amertume, ulcéré, sans que l’on analyse réellement sa version des faits.

« Des sponsors qui polluent beaucoup »

Essayons de nous pencher sur la vie de Nicolas Hulot pour mieux analyser la popularité et la carrière de ce grand homme. La carrière médiatique de Nicolas Hulot commence avec Ushuaia Nature, l’émission de TV dont il est le présentateur vedette depuis 1987. Il devient grâce à cette émission un familier des téléspectateurs et un des grands porte-parole français de la sauvegarde de la nature de ces 20 dernières années. Il bénéficie rapidement du succès de ses reportages, et en collaboration avec TF1,  de nombreux produits dérivés sont mis en vente dans la grande distribution. Dès lors le business estampillé Hulot devient plus que rentable. En plus de son salaire chez TF1 évalué à 30 000€ (selon le site « la décroissance »), Nicolas Hulot et Ushuaia génèreraient la modique somme de 100 millions d’euros par an (source : « la décroissance »). Ce riche et célèbre présentateur TV fait aujourd’hui la « morale écolo » aux français en leur demandant gentiment de « fermer le robinet lorsqu’ils se brossent les dents », pendant que lui passe son temps dans les avions et les hélico, sans oublier sa participation au Paris Dakar en 1980 et ses nombreux reportages sur sa moto… En outre, sa fondation est soutenue par des gros sponsors pas toujours en phase avec l’écologie : TF1, L’Oréal, EDF (qui tire son énergie grâce au nucléaire), Les autoroutes du Sud de la France, Norauto, Bouygues Telecom ou encore Lafarge…

Le comité de soutien de Nicolas Hulot est composé de personnalités à la tête d’entreprises qui polluent énormément. Ces multinationales soutiennent la Fondation Hulot et récupèrent au passage la « pastille verte », marque de leur engagement en faveur de la nature et du développement durable, ce qui redore leur image.

« Ecologie: cause sacrée »

La popularité de Nicolas Hulot ne connaît pas la crise car celui ci n’est pas engagé sur la scène politique et n’a pas vraiment d’ennemis, en effet, tous essaient actuellement de surfer sur la vague « verte », médias inclus. L’hebdomadaire Marianne évoque « La grande communion écolo-médiatique » et titre même : « L’écologie serait-elle devenue une cause sacrée ? » Hulot bénéficie encore et toujours de sa position d’homme sympa, intègre, qui aime la nature et les animaux, il ne choque personne et n’attaque directement personne non plus. Pratique pour n’avoir que des amis…

En plus du phénomène Hulot, on a assisté ces derniers mois à une omniprésence écolo sur nos écrans noirs. De Yann Arthus Bertrand et son film « Home », véritable plaidoyer pour l ‘écologie, réalisé avec Luc Besson et diffusé à la veille des élections européennes ( !)  , au score inattendu (…) deux jours plus tard de ce nouveau parti « Europe Ecologie ».


Et dire que Claude Allègre était pressenti pour entrer dans le gouvernement d’ouverture de François Fillon à la suite des européennes…

Le « buzz » écolo devait connaître son apogée au sommet de Copenhague, mais il n’en a rien été. Depuis, la vague verte s’essouffle un peu, les médias nous submergent moins de bonnes résolutions  « durables », et les français ont connu une vague de froid cet hiver qui ne les a pas convaincus  du bien fondé de la thèse du réchauffement climatique !

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«Il dibattito francese sull’identità nazionale ripreso dal Partito Democratico italiano… non dalla Lega nord « 

Ecco un articolo pubblicato da Daniele Sensi sul Blog « l’anticomunitaristà », che ci presenta l’impatto del dibattito sull’identità nazionale in Italia.

La Lega dei diritti dell’uomo (quella stessa lega sorta all’epoca dell’Affaire Dreyfus) l’ha definita « un’operazione illegittima che mira a dividere i cittadini francesi tra ben accetti e indesiderati »; Sos Racisme ne ha denunciato i propositi xenofobi e antislamici, lanciandogli contro un appello sottoscritto da intellettuali, cantanti, attori, registi, sportivi, senatori, sindaci e deputati; il Partito socialista ha invitato tutti i suoi rappresentanti locali a boicottarne gli incontri, perché « indegni » e « inaccettabili »; Bayrou, leader del partito di centro, ne ha bollato i promotori come « manovratori che per calcolo elettorale si mettono a far leva sulle peggiori pulsioni della gente »; persino la stampa conservatrice ha espresso riserve: il settimanale Le Point ha parlato di « stato febbrile di una maggioranza pronta a tutto per riaccendere gli entusiasmi prima delle Regionali »…

Tanto osteggiato dalla società civile francese, il « Dibattito sull’identità nazionale » voluto dal governo Sarkozy (100 prefetti e 350 viceprefetti mobilitati d’ufficio dal ministero dell’Immigrazione per promuovere, in lungo e in largo per tutta la Francia, incontri pubblici sul tema: « La nostra è una Repubblica multiculturale? Di quali valori è fatta la nostra identità? ») raccoglie tuttavia un importante plauso proprio in Italia. Da parte di esponenti della Lega Nord? No. Di quelli del Partito democratico.

Enrico Letta : » identità nazionale, un’esperenzia interessante che l’Italia dovrebbe copiare »

Oggi Enrico Letta (Partito Democratico) ha infatti avuto l’acume politico e culturale di definire quel dibattito « un’esperienza interessante che l’Italia dovrebbe copiare”…

Dell’iniziativa di Sarkozy, Bernard-Henri Lévy ha scritto: « Identità si dice dei soggetti, non delle collettività; si dice al plurale, mai al singolare; e dimenticarlo, ridurre una nazione alla rigidità di una supposta ‘identità’, significa impoverirla, farla morire, proprio quando le si vorrebbe dare fiducia nel suo avvenire(…). Tuttavia, se proprio esiste un’identità in panne, questa è l’identità europea ».

Ecco, un Partito democratico che ripartisse da lì, dalla nuova, straordinaria dimensione del nostro stare insieme, anziché trincerare la propria indecisa e zoppicante visione del mondo dietro a posticce bandiere tricolore sventolate senza entusiasmo, saprebbe risparmiarsi (e risparmiarci) certe infelici sortite e contrastare, con coerenza e continuità, una pericolosa ondata di ripiegamento identitario che non coinvolge questo o quel paese, ma l’Europa nel suo insieme.

Daniele Sensi

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